« Cauvaldor veut devenir un modèle agricole où production, transmission et innovation se conjuguent autour d’une agriculture plus durable et de circuits courts »
Début décembre, la communauté de communes Causses et Vallées de...
Début décembre, la communauté de communes Causses et Vallées de...
Au sein de la Communauté de communes de Cauvaldor, dans le Lot, Michel Delmas s’est associé avec Roxanne Muilhairat pour préparer la transmission de son exploitation en toute sérénité. Leur association permet de mieux valoriser un élevage ovin en plein air et d’alléger la charge tout en partageant les décisions. Leur trajectoire – remplacement, puis association, jusqu’au GAEC créé en avril 2021 – illustre comment construire une reprise progressive et sécurisée, au service d’une transmission apaisée et anticipée.
Pouvez-vous nous parler de votre exploitation ?
Michel : Nous élevons un troupeau ovin en plein air intégral, avec un seul agnelage au printemps et une lactation prolongée. C’est un système économe en travail – sols non travaillés, peu d’heures de tracteur… – qui repose sur l’anticipation et l’organisation.
Roxanne : C’est exactement ce que je cherchais : brebis au pâturage, sevrage tardif, priorité à la santé du troupeau et à la qualité : viande, laine. Nous avons aussi introduit la race Charmoise, rustique et adaptée aux terrains pauvres, idéale pour la vente directe.
Pouvez-vous nous en dire plus sur la genèse de votre duo ?
Michel : Le tournant, c’est 2016. Le printemps étant décisif pour les résultats, j’ai fait appel au service de remplacement. Roxanne est arrivée, puis est revenue en 2017 et 2018. À partir de là, nous avons envisagé l’association.
Roxanne : Je ne viens pas du milieu agricole. Après BTS, licence et spécialisation, je voulais m’installer vite, mais pas seule. Ici, la vision me correspondait : élevage plein air, organisation, cohérence économique.
Michel : Nous avons sécurisé le projet avec un parcours d’installation appuyé par la Chambre d’agriculture et la Région, qui a permis à Roxanne de travailler sur la ferme et de construire son projet.
Roxanne : Avec comme aboutissement la création du GAEC en avril 2021.
Travailler à deux, qu’est-ce que ça change au quotidien ?
Michel : Nous partageons les décisions – un seul agnelage au printemps avec lactation prolongée, équilibre entre vente directe et filière… – mais aussi les micro-décisions du quotidien. C’est rassurant et cela apaise la charge mentale… et, oui, depuis notre association, j’ai des week-ends (rires).
Roxanne : Nous planifions la semaine et répartissons selon nos affinités : je suis plus animaux, Michel plus végétal/agronomie. L’essentiel, c’est organisation et confiance : on gagne du temps tout en restant solides techniquement.
La confiance est un des éléments clés de votre collaboration ?
Michel : L’aspect humain compte énormément : on se parle, on pose les bases et on clarifie les rôles. Et quand on n’est pas d’accord, on le voit vite et on ajuste. Partager les décisions rend tout plus serein.
Roxanne : L’ouverture d’esprit de Michel a été décisive. J’ai pu essayer, ajuster, progresser tout en profitant d’un véritable filet de sécurité. Notre vision commune de l’élevage et nos rôles complémentaires contribuent à ce climat de confiance.
Vous évoquiez l’équilibre entre vente directe et filière. Concrètement, comment faites-vous pour combiner filière et circuits courts ?
Roxanne : Notre choix est de mieux valoriser les agneaux grâce à la vente directe, sans opposer filières et circuits courts.
Michel : S’adosser à une filière et compléter par la vente directe fonctionne dès lors qu’on a une stratégie claire et le temps pour la tenir. L’introduction de la Charmoise a conforté cette logique.
Quels sont les atouts du territoire ?
Michel : La communauté de communes Cauvaldor est très diversifié : causses, vallées irriguées, élevages bovins/ovins/caprins. L’écosystème est solide : coopératives, organisations d’irrigants, abattoirs et ateliers… Bref, une chaîne de production complète.
Roxanne : Le caractère touristique facilite l’ancrage local et la vente directe. Les appuis, notamment la Chambre d’agriculture et son service de remplacement notamment facilitent et sécurisent les étapes administratives, réglementaires et économiques.
Où en êtes-vous de la transmission ?
Michel : L’association était pour moi la bonne façon de préparer la transmission dans la durée. Elle a stabilisé l’organisation et rendu les décisions plus sereines.
Roxanne : Le remplacement, puis l’association, puis le GAEC m’ont permis de m’installer et de monter en responsabilité étape par étape, au sein de la ferme. C’est un chemin lisible qui donne confiance pour la suite.
Un exemple qui illustre votre manière de décider à deux ?
Michel : Le choix d’un seul agnelage au printemps et d’une lactation prolongée structure toute l’année ; à deux, la décision a été plus sereine et mieux exécutée.
Roxanne : L’introduction de la Charmoise ! Nous avons pesé technique et débouchés ensemble, puis ajusté selon les retours de vente directe.
Nous avons bien reçu votre formulaire et nous vous en remercions. Un chargé d’affaire vous rappelera sous 48h pour prendre note de votre cahier des charges et vous proposer les meilleures solutions d’accompagnement pour votre projet.
Vous pouvez également programmer un rendez-vous à la date et à l’heure de votre choix avec l’un de nos conseillers.